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DANIEL DELOYNES DE GAUTRAY  (1772-1853)


Ce Daniel de Loynes était fils de Claude de Loynes, chevalier, seigneur de la Motte-Vailly, et de Thérèse de Troyes de Gautray.
Baguenault de Viéville le présente ainsi :

«  Daniel Deloynes de Gautray naquit à Orléans en 1772.
Entré à l'école militaire il en sortit officier bien jeune encore ; mais les événements politiques venant à froisser ses principes et ses convictions, il se démit de son grade et rentra dans la vie privée.
Bientôt après, contraint d'obéir aux réquisitions que l'on faisait pour renforcer les armées républicaines de terre et de mer, il monta sur un vaisseau où servaient plusieurs de ses compatriotes, et fit ainsi quelques croisières et voyages de long cours, sans grade, mais donnant des leçons de mathématiques aux jeunes élèves de marine.
Enfin, à l'expiration du temps requis pour le service, il revint dans sa famille. La mort de son père, survenue quelques années après, le rendit propriétaire de la terre de La Motte, près du village de Saint-Cyr-en-Val. Là, il se donna à la vie des champs, au bonheur de la retraite et aux charmes de l'étude qui fut une de ses constantes distractions.
M. de Gautray mourut à Orléans le 31 décembre 1853, à l'âge de 81 ans. »

Ses œuvres publiées (commentaires de Baguenault de Viéville) :

Lettre d'une Anglaise actuellement en France à son amie à Londres (anonyme, Orléans, Guyot aîné, 1815. [sur Gallica]

« Cet opuscule a rapport aux événemens politiques de cette époque. C'est une scène de diligence qui se termine dans une auberge,où des voyageurs d'opinions opposées finissent par s'entendre en présence d'un bol de punch qu'ils boivent en chantant des couplets en l'honneur du roi. »

Les Mérinos français, poème en deux chants, Orléans : impr. de Guyot aîné, 1819, In-8°, 31 p. [sur Gallica]

« À l'exception de vingt ou vingt-cinq vers, ce poème peut s'appliquer à toutes les races de moutons. Il contient des préceptes sur le gouvernement du troupeau, sur la réforme des sujets qui le composent, une description de la chasse au loup, une autre de la fête des bergers, à Noël. Le reste est consacré à des tableaux tirés de la vie rurale, et dans ce genre de poésie mis en vogue sous l'Empire par le talent de Delille. »

La conquête du Mexique, poème en dix chants, Orléans : impr. de Guyot aîné, 1823, XX-207  p. ; in-8 [sur Gallica]

« Cortès avait d'abord été accueilli au Mexique par le roi Guatimozin, mais bientôt celui-ci redoutant le voisinage des étrangers, veut les contraindre à quitter ses états : les Espagnols s'y refusent, cherchent à s'y maintenir par la force, et à la suite de divers combats finissent par entrer dans la capitale que défendait Guatimozin, qui tombe sous les coups même de Cortès. » […] Parmi les passages qui nous ont le plus frappé, nous citerons le début et l'invocation du poëme, le conseil des chefs, le dénombrement des deux armées, le discours de Guatimozin pour repousser la paix, et en général le premier chant, qui est sans contredit le meilleur; la description du jardin de la volupté au quatrième chant ; l'attaque de la flotte espagnole par Guatimozin au septième; le tableau de la peste au neuvième. »

La République et les légitimistes, J.-B. Niel, 1849

La Situation présente de la république et son avenir, Niel, 1849

Recueil de poésies politiques, composées et publiées depuis 1829, Constant aîné, 1850

Éloge de la Sologne, par M. Deloynes de Gautray, Orléans, Constant aîné, 1826, 2e édit. 1851 [les deux éditions sur Gallica].

« Cette brochure, fort courte, reproduit d'abord les idées de M. d'Autroche, puis convie les habitans de la ville et les dames à venir vivifier et embellirla Sologne, en leur décrivant les paysages, les scènes diverses, les plaisirs et les occupations variées qui les attendent. C'est le seul de ses ouvrages où M. de Gautray ait mis son nom. »


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