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SAISON 2026-2027

PROGRAMME DES CINQ ATELIERS


CULTURE ANTIQUE (avec Nicole Laval-Turpin)
Au Lycée Pothier, salle A 109, le mardi de 14 h à 15 h 30.

Dépassant les apprentissages linguistiques, nous irons en quête de grandes pages d'Histoire, de figures exceptionnelles, de pratiques et coutumes surprenantes en Grèce et à Rome. Tout cela à partir des textes de leur patrimoine ancien.

- Mardi 06 octobre
- Mardi 10 novembre
- Mardi 24 novembre
- Mardi 08 décembre
- Mardi 05 janvier
- Mardi19 janvier
- Mardi 02 février
- Mardi 16 février
- Mardi 16 mars
- Mardi 30 mars

AVENTURES DU LANGAGE III : LE THÉÂTRE DANS TOUS SES ÉTATS (avec Nicole Laval-Turpin)
Au Lycée Pothier, salle A 109, le mardi de 15 h 30 à 17 h.

Après le cycle II « Poésie », et toujours dans la lecture des grands textes, nous découvrirons la variété de notre patrimoine dramatique, depuis son origine antique, ses techniques multiples créant le propre du spectacle : l'art de l'illusion, au profit de la réflexion humaine.

- Mardi 06 octobre
- Mardi 10 novembre
- Mardi 24 novembre
- Mardi 08 décembre
- Mardi 05 janvier
- Mardi19 janvier
- Mardi 02 février
- Mardi 16 février
- Mardi 16 mars
- Mardi 30 mars

INITIATION AU GREC ANCIEN : LANGUE, CULTURE ET CIVILISATION (avec Colette Splenlé-Calmon)
Au Lycée Pothier, salle A 109, le mardi de 14 h à 16 h

Les personnes ayant certaines notions de grec ancien sont les bienvenues.

- Mardi 13 octobre
- Mardi 03 novembre
- Mardi 17 novembre
- Mardi 01 décembre
- Mardi 15 décembre
- Mardi 12 janvier
- Mardi 26 janvier
- Mardi 09 février
- Mardi 09 mars
- Mardi 23 mars

LITTÉRATURE(S) ET IDÉES
Au Lycée Pothier, salle A 109, le lundi de 14 h à 15 h 30.

- Lundi 30 novembre
- Lundi 7 décembre
- Lundi 14 décembre
- Lundi 11 janvier
- Lundi 18 janvier
- Lundi 25 janvier
- Lundi 8 mars
- Lundi 15 mars
- Lundi 22 mars

1- Philosophie pré-socratique et poésie latine : une rencontre inattendue (avec Pierre-Alain Caltot)
Comment les poètes latins s'inspirent de courants aujourd'hui mal connus mais fondateurs de la philosophie grecque. Au-delà de l'épicurisme et du stoïcisme à Rome on repèrera chez les grands (Lucrèce, Virgile, Horace, Ovide) de « petites voix ».

- Lundi 30 novembre : Démocrite, fondateur de l'atomisme
- Lundi 7 décembre : Héraclite, "tout coule"
- Lundi 14 décembre : Pythagore, et la théorie de la réincarnation

2- Opéras français et Antiquité (avec Axel Queval)
Les liens entre opéra et littérature ont toujours été très étroits, mais la tradition opératique française s'est distinguée des langues voisines par un attachement réel à l'Antiquité, grecque puis romaine. Trois chefs d'œuvre présentés puis écoutés en feront preuve.

- Lundi 11 janvier : Iphigénie en Tauride, de Glück
- Lundi 18 janvier : Les Troyens, de Berlioz
- Lundi 25 janvier : Pénélope, de Fauré

3- Littérature et Symboles : Des acteurs romanesques inattendus (avec Nicole Laval-Turpin)
Paradoxalement, l'élément narratif essentiel, voire décisif dans le déroulement d'une intrigue, n'a pas toujours figure humaine dans le rôle clé. Une chose, un endroit précis, un fait banal peuvent structurer un récit et décider d'un destin.

- Lundi 8 mars : Des objets
- Lundi 15 mars : Des lieux
- Lundi 22 mars : Un événement

DE LA MYTHOLOGIE À AUJOURD'HUI : HISTOIRES DE SANG CHEZ LES ANTIQUES
A la librairie "Les Temps Modernes", le samedi de 10 h 30 à 12 h.

- Samedi 03 octobre
- Samedi 14 novembre
- Samedi 05 décembre
- Samedi 16 janvier
- Samedi 13 février
- Samedi 20 mars
- Samedi 10 avril

- Samedi 03 octobre : Présentation générale (avec P.-A. Caltot, N. Laval-Turpin, C. Malissard, D. Marchand, Ph. Maupaté, M. Mercier)
- Samedi 14 novembre : Sève et Sang, ou comment les Anciens associaient ces fluides de vie et de mort, entre mondes végétal et animal (D. Marchand)
- Samedi 05 décembre : Électre et sa logique du sang, une héroïne tragique "victime" d'une loyauté extrême à l'image paternelle ? (N. Laval-Turpin)
- Samedi 16 janvier : Patrum sanguis, les liens du sang dans l'aristocratie romaine, une jalouse préservation de leur légitimité politique et sociale (Ph. Maupaté)
- Samedi 13 février : De sang et de feu : Héraclès et la tunique de Nessos. Quel usage Sophocle et Sénèque après lui font-ils du motif du sang empoisonné du fameux Centaure ? (M. Mercier)
- Samedi 20 mars : Champ de bataille à Rome, un théâtre du sang. Vecteur des valeurs triomphantes de la gloria et de la virtus, jusqu'à ce que les guerres civiles (I.A.C.) viennent interroger ces vecteurs puissants de la romanité. (P.-A. Caltot)
- Samedi 10 avril : Synthèse et ouvertures… (avec P.-A. Caltot, N. Laval-Turpin, C. Malissard, D. Marchand, Ph. Maupaté, M. Mercier)


Cette année, notre atelier portera sur le rôle et la place du sang dans la mythologie, la littérature et l'histoire antiques. Matière organique polysémique, le sang permet de situer dieux, héros et simples mortels dans l'Antiquité.
De fait, le sang participe de la condition de l'homme mortel. Mais qu'en est-il du sang venimeux ou malsain des monstres et du sang des dieux ? D'ailleurs, les dieux saignent-ils et saignent-ils du sang ou de l'ichôr, cette mystérieuse substance qui apparaît dans l'Iliade ?
Le sang permet d'abord de se situer dans un lignage vertical, il est condition de la génération et vecteur de la généalogie. C'est lui qui fait les héros puisque, dans l'Antiquité, le héros a la moitié de sang divin, et qui fait les rois. C'est aussi pour éviter un "mélange des sangs" qu'est formulée l'interdiction du mariage entre plébéiens et patriciens au début de la République romaine. Le sang se situe aussi dans un lignage horizontal et pose le problème des frères ennemis, mythème structurant en Grèce et à Rome, que l'on songe à Étéocle et Polynice ou à Rémus et Romulus : faire couler le sang de son propre frère ne relève-t-il pas d'une forme de suicide ? Et que dire du principe même de guerre civile ?
A contrario, vaincre l'ennemi et faire couler son sang participe d'une victoire sur l'altérité et d'une justification du kléos en Grèce ou de la gloria à Rome, c'est-à-dire de l'assurance de rendre son nom mémorable. Ainsi, au moment de défiler à Rome durant le triomphe, le général romain porte le visage maquillé de rouge, symbole du sang ennemi qu'il a fait couler. Cérémonie à la fois politique et religieuse, le triomphe nous invite à nous pencher sur la place qu'occupe le sang lors des sacrifices animaliers.
Du sang public et guerrier, nous passerons au sang intime et familier, le sang qui s'écoule naturellement – menstruations – ou lors des opérations médicales.
Omniprésnt, le sang est donc investi d'une valeur politique, culturelle, sociale et religieuse de premier plan, en Grèce comme à Rome. Nous aurons l'occasion de nous interroger sur les termes qui le signifient, sur sa symbolique et même sur sa couleur, puisqu'il est vrai que les Grecs ne le voyaient pas tant rouge, comme nous, que noir !


Biblographie suggérée :
– Bernard Jean, Le sang et l'histoire, 1983
– Bertrand Jean-Marie (dir.), La violence dans les mondes grec et romain, Paris, 2005.
– Bodiou Lydie et Mehl Véronique, Rouge sang. Crimes et sentiments en Grèce et à Rome, Paris, 2015.
– Bodiou Lydie et Mehl Véronique (dir.), L'Antiquité écarlate. Le sang des Anciens, Rennes, 2017.
– Burkert Walter, Homo necans. Rites sacrificiels et mythes de la Grèce ancienne, Paris, 2005.
– Charler Philippe, Male mort. Morts violentes dans l'Antiquité, Paris, 2009
– Duminil Marie-Paule, Le sang, les vaisseaux, le coeur dans la Collection hippocratique : anatomie et physiologie, Paris, 1983.
– Georgoudi Stella, Koch Piettre Renée, Schmidt Francis (dir.), La cuisine et l'autel. Les sacrifices en questions dans les sociétés de la Méditerranée ancienne, Turnhout, 2005.
– Jacquemin Le Verne Hélène, Le Sang des femmes. Tabous, symboles et féminité, Paris, 2002.
– Mathieu-Castellani Gisèle, Narcisse ou le sang des fleurs: les mythes de la métamorphose végétale, Genève, 2012.


CALENDRIER DES ATELIERS


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