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Du 24 au 30 août 2002

En Occitanie, en suivant la via Domitia,

du Perthus au pont du Gard

Voyages culturels
 

Ce voyage avait pour points forts la visite des sites archéologiques « incontournables », comme les quartiers antiques et les musées de Narbonne, Béziers, Montpellier, Nîmes… et le pont du Gard, avec son nouveau musée, à l’élaboration duquel a participé notre président.

Ce voyage avait également pour but de faire connaître des lieux plus secrets : la vallée de la Rome, près du Boulou, point de départ de la via Domitia, l’Amphoralis de Sallèles d’Aude, l’oppidum d’Ensérune, la villa des Prés-Bas à Loupian dans la campagne bitteroise, Murviel, Maguelone, le site d’Ambrussum, commenté par son inventeur Jean-Luc Fich, le mas des Tourelles, où un vigneron archéologue fait son vin à la manière de Columelle… autant de lieux qui offrent un panorama complet de la Provincia romanisée depuis vingt-deux siècles…

Le 22 mai 2003 a été présentée une rétrospective en images de ce voyage.

À été explorée seulement la partie ouest de la voie romaine construite à partir de 120 av. J.-C. par le consul Domitius Ahenobarbus. Elle réunissait l’Italie aux provinces d’Espagne en franchissant les Alpes au Mont- Genèvre et les Pyrénées au col de Panissars, près du Perthus, où le voyage avait commencé.

Les grandes villes gallo-romaines — Narbonne, Béziers et Nîmes — constituaient les grandes étapes, mais aussi les sites qui font encore l’objet de fouilles, comme l’oppidum d’Ensérune ou la cité d’Ambrussum, près de Lunel, qui conserve les plus beaux vestiges de la Via Domitia, franchissant le Vidourle capricieux sur un pont dont il ne reste qu’une arche majestueuse. D’autres sites antiques ont été visités, peut-être moins connus, comme Sallèles d’Aude, où l’on a exhumé de grands fours de potiers (certains ont été reconstitués dans un musée appelé Amphoralis) ou celui de la villa de Loupian, dont les mosaïques sont d’une très grande finesse, notamment les décorations en trompe-l’oeil.

Les richesses architecturales du Moyen Âge n’ont pas été pour autant négligées, que ce soient les linteaux ou les peintures murales des petites églises du Roussillon, la très belle cathédrale d’Elne et son cloître — et sa très précieuse armoire eucharistique — la forteresse de Salses, construite par les Espagnols à la fin du XVe siècle et devenue française après le traité des Pyrénées, la curieuse cathédrale romane de Saint-Pierre de Maguelonne, isolée sur son cordon de sable au milieu de l’étang de Vic, ainsi que le prieuré troglodyte de Saint-Roman, dominant le Rhône tout près de Beaucaire, où les budistes firent une sympathique halte. En effet, au mas des Tourelles, un vigneron épris d’archéologie élabore un vin « à la romaine », selon les préceptes de Columelle.

Les dernières visites, à Nîmes et aux environs — où les constructions sont dignes des plus beaux édifices de Rome — ont constitué le point d’orgue : le pont du Gard, inscrit au patrimoine mondial, et son nouveau Musée, à l’élaboration duquel notre président a collaboré, le castellum de Nîmes, le « charmant petit temple » appelée Maison Carrée, les Arènes, « amphithéâtre d’un ovale parfait construit en pierre sans ciment », tous ces monuments « sans apparence de luxe ni d’ornement ». Comme Stendhal avait raison : « Les Romains faisaient des choses étonnantes, non pour inspirer de l’admiration, mais simplement, et quand elles étaient utiles… »