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L'Association nationale Guillaume-Budé

Aryballe protocorinthien en forme de chouetteLes « budistes » ont choisi ce nom patronymique parce qu’ils se reconnaissent comme héritiers des anciens humanistes et, en particulier, de Guillaume Budé qui, au XVIe siècle, fut l’inspirateur de la fondation du Collège de France et l’auteur de nombreux ouvrages philologiques et philosophiques.

L’association a pris pour emblème la chouette d’Athéna, la déesse grecque de la Raison, qui présidait aux arts et à la littérature. Voir ci-contre l'aryballe protocorinthien en forme de chouette du musée du Louvre (vers 640 av. J.-C.).

Elle a été fondée en 1917 et reconnue d’utilité publique en 1923. Elle est dirigée par un Conseil d’Administration de 45 membres au sein duquel siègent des personnalités mêlées à l’action contemporaine sous toutes ses formes.

Son but est de promouvoir la connaissance du grec ancien et du latin et de révéler les richesses de l’humanisme classique, dans toutes les formes qu’il a prises à travers le monde, associant l’étude des belles-lettres à celle des sciences et des arts.

Elle a créé les célèbres collections grecques et latines des Universités de France, appelées plus simplement « collections Budé ».

De ce fait, elle entretient des liens étroits avec la société d’édition Les Belles-Lettres qui a été fondée en 1919 sous son patronage et qui publie tout un ensemble de collections de textes grecs, latins, français, byzantins, néo-helléniques, sanscrits, arabes, chinois, anglais, accompagnés de traductions françaises.

Il existe plusieurs autres sections locales, à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Draguignan, Le Puy, Lyon, Montpellier, Mulhouse, Niort, Poitiers, Saint-Dié, Saint-Hippolyte-du-Fort, Strasbourg.

L'Association orléanaise Guillaume-Budé

La section locale orléanaise Guillaume-Budé a été fondée en 1954.

 

Parmi ceux qui l'ont fait naître et se développer, on peut citer :

  • Michel Adam, professeur de lettres, qui en fut le premier secrétaire
  • Jacques Boudet, professeur de lettres, qui en fut vice-président
  • Pierre-Marie Brun, archiprêtre, qui en fut vice-président
  • Georges Dalgues, directeur d'école, qui en fut secrétaire
  • Germain Martin, directeur régional de la Régie Renault, qui en fut le président fondateur
  • Michel Raimond, professeur de lettres, qui en fut le premier trésorier
  • Lionel Marmin, secrétaire général de la Mairie d'Orléans, qui en fut le président de 1965 à 1989
  • Alain Malissard, professeur de langue et de littérature latines, président de 1989 à 2014.
Elle organise :
  • des conférences publiques, des lectures de textes littéraires, des débats
  • des excursions d'une ou deux journées vers des sites littéraires
  • des voyages, essentiellement autour de la Méditerranée.
Le Bureau actuel est constitué de :
  • Bertrand Hauchecorne, président
  • Nicole Laval-Turpin, Jean Nivet & Claude Viviani, vice-présidents
  • Gérard Lauvergeon, André Lingois & Marie-Hélène Viviani secrétaires
  • Élisabeth Porthault & Madeleine Serres, trésorières
  • Yveline Couf, Catherine Malissard & Hadrien Courtemanche, communication.
  • Geneviève Dadou, vice-présidente honoraire

Brève histoire de la section orléanaise "Guillaume Budé" 

C’est dans une petite commune du Loiret, précisément dans la cour de l’école de Tavers, que — le 28 juin 1953 — naquit l’idée de fonder à Orléans une section locale. On y célébrait ce jour-là le centenaire de Jules Lemaître et, à cette occasion, un professeur de Première supérieure au lycée d’Orléans, Jacques Boudet — avait fait une communication sur Jules Lemaître et l’Antiquité. Parmi les auditeurs se trouvait le nouveau directeur régional de la Régie Renault, M. Germain Martin ; celui-ci prit contact avec le conférencier et exprima son étonnement que les Orléanais n’aient pas encore fondé de section locale "Guillaume-Budé" ; lui-même, qui venait de Nantes, y avait fondé une section et en avait assumé la présidence. Ce projet de transposer à Orléans ce qui s’était fait à Nantes séduisit et devait prendre corps dix-huit mois plus tard.

Jacques Boudet avait réussi à intéresser au projet quelques professeurs du principal lycée de la ville, le lycée Pothier, qui constituèrent avec lui le premier noyau : M. Gaulon, qui avait été secrétaire de la section de Nantes ; M. Francis Pruner, tout nouveau docteur ès lettres ; et aussi "les trois Michel", Michel Adam, Michel Grau et Michel Raimond. On avait également recruté l’archiprêtre de la cathédrale, Mgr Pierre-Marie Brun, docteur en théologie orientale. Le journal local, La République du Centre, par l’intermédiaire de son rédacteur en chef Roger Secrétain, avait décidé de soutenir l’entreprise et un journaliste, Jack Chargelègue, reçut mission de rendre compte des premiers pas de la section.

La première conférence fut donnée le 23 novembre 1954 dans la salle que la municipalité d’Orléans avait fait installer dans le vieil hôtel d’Hardouineau, annexe de la mairie. Le président Germain Martin ouvrit la séance ; Jacques Boudet, vice-président, argumenta en faveur de la création d’une section orléanaise ; et M. Gaulon, fort de son expérience nantaise, expliqua comment "fonctionnait" une section Budé. Ensuite Michel Adam donna ce qui devait être la première d’une longue suite de conférences, en parlant de Pascal et son Dieu, la nuit du 23 novembre 1654.

Pour les conférences suivantes, les professeurs de lettres du lycée Pothier se mirent à l’ouvrage : Michel Grau parla de Giraudoux, Francis Pruner du théâtre d’Antoine, Michel Raimond de la crise du roman et Jacques Boudet du culte de la terre dans la Grèce antique. La consécration officielle et parisienne n’avait pas tardé à venir : le 8 mars 1955, Jean Malye vint saluer les membres de la toute nouvelle section et en profita pour leur parler de son sujet favori, la Grèce et l’Irlande.

La Sorbonne, pendant cinq ans, envoya ses membres les plus éminents : Fernand Robert, Pierre Boyancé, Robert Flacelière, Jacques Heurgon, Pierre-Georges Castex, Pierre Grimal, Pierre Moreau vinrent d’autant plus facilement qu’Orléans n’est pas loin de Paris et qu’il pouvaient regagner la capitale par le train du soir.

Pourtant les sept premières années ne furent pas faciles. On crut même un moment que la jeune association n’allait pas survivre. La saison 1961-1962 avorta : on ne fit, cette année-là, qu’une courte promenade dans le Valois. Puis Michel Adam et Michel Raimond — accaparés par d’autres tâches — quittèrent l’association. En 1962, avec l’arrivée d’un professeur de Lettres du lycée Benjamin-Franklin, M. André Lingois — qui prit tout à la fois les fonctions de secrétaire et de trésorier — un nouveau souffle vint ranimer l’association orléanaise.

Quatre présidents se sont succédé à la tête de l’association orléanaise. Après M. Germain Martin, directeur régional de la Régie Renault, président-fondateur, M. Lionel Marmin, secrétaire-général de la mairie d’Orléans, assuma la présidence de 1965 à 1988, ce qui lui valut de recevoir, en 1992, des mains du président Jacques Bompaire, la médaille de l’Association. En 1989, M. Alain Malissard, alors maître de conférences de langue et littérature latines, prit la barre et, pendant vingt-cinq années, il donna un nouveau souffle à l'association. Depuis 2015, c'est M. Bertrand Hauchecorne, professeur agrégé de mathématiques, qui dirige la section orléanaise.

Deux vice-présidents, maintenant disparus, ont fait partie des "pères-fondateurs" et ont mené longue carrière dans l’Association : Mgr Pierre-Marie Brun, qui, après avoir été aumônier du lycée Pothier, puis curé-doyen de Briare, a été archiprêtre de la cathédrale Sainte-Croix de 1952 à 1975 ; et Jacques Boudet, professeur de Lettres supérieures au lycée Pothier, ensuite Inspecteur pédagogique régional, enfin Inspecteur général, d’abord en activité, puis honoraire, jusqu’en 1998. Tous deux ont été remplacés à la vice-présidence par Geneviève Dadou et Jean Nivet. Dans le Bureau actuel, ce sont Nicole Laval-Turpin, Jean Nivet et Claude Viviani qui se partagent la vice-présidence.

Pour le secrétariat, ayant succédé à Michel Adam, André Lingois assume la fonction depuis 1962, secondé récemment par Gérard Lauvergeon et Marie-Hélène Viviani.

La trésorerie n’est pas une sinécure et c’est sans doute la raison pour laquelle on y perdure moins longtemps : Michel Raimond, Jacques Durandeau, Gilbert Pierre, Roger Kaufmann, Henriette Valadon, Geneviève Dadou ont successivement "tenu la caisse", qui est passée ensuite entre les mains expertes de Pierre Navier, secondé par Pierrette Madère. Actuellement Elisabeth Porthault et Madeleine Serres s'occupent des finances de la section.

Pour ses conférences, l’association "Budé" orléanaise a été hébergée dans quatre salles successives : les dix premières années, jusqu’en 1964, dans la salle Hardouineau, contiguë à l’hôtel Groslot ; pendant une vingtaine d’années ensuite, dans la salle de conférences du centre Charles-Péguy ; pendant cinq ans, entre 1987 et 1992, dans la salle de conférences de la Caisse d’Épargne, rue d’Escures ; enfin, depuis de nombreuses années, dans l’auditorium du musée des Beaux-Arts.

Beaucoup de professeurs certes y ont pris la parole, mais aussi des conférenciers plus "médiatiques" comme Régine Pernoud, Pierre-Aimé Touchard, Jacques Lacarrière, Michel Tournier, Max Gallo, Sylvie Giono, Vassilis Alexakis, Jean-Yves Empereur, Yves Bonnefoy, André Kaspi, Michel Déon, Elisabeth Badinter.

Outre les conférences, parmi les activités annexes organisées par l'association, on peut citer :

  • entre 1955 et 1977, des promenades d'une demi-journée dans Orléans, à la découverte du passé de la ville;
  • depuis 1991, des sorties d'une journée à Paris avec, au programme, la visite d'une exposition et une représentation théâtrale;
  • depuis 1955, des excursions littéraires d'une à trois journées dans un large périmètre autour d'Orléans;
  • entre 1990 et 2010, des voyages culturels d'une semaine ou plus autour de la Méditerranée.