<== Retour


ASSOCIATION ORLÉANAISE GUILLAUME-BUDÉ

 



–– INFORMATIONS RÉCENTES
––

 

 



 

QUELQUES OUVRAGES PUBLIÉS

PAR NOS CONFÉRENCIERS

DE LA SAISON 2018-2019

  Geneviève HAROCHE Pauline MORTAS
Dominique BRÉCHEMIER Clotilde JACQUELARD Daniel JUSTENS

Vient de paraître

Jean-Pierre SUEUR

VICTOR HUGO AU SÉNAT

Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, avait développé ce thème dans un exposé donné dans le cadre des conférences "Guillaume-Budé" le 26 mars 2015 [voir le compte rendu et le résumé de cette conférence].
Il vient d'en faire un livre, qui sera publié par Corsaire-Éditions (14 €)

Victor Hugo a été pair de France de 1845 à 1848. Il a été sénateur de Paris de 1876 à 1885. À la Chambre des pairs comme au Sénat, il a été le chantre du progrès et de la liberté.
Le 21 juin 1877, par exemple, il plaidait pour l'utilité de la Haute Chambre :

"C'est aujourd hui que la grave question des deux Chambres, posée par la Constitution, va être résolue. Deux chambres sont-elles utiles ? Une seule chambre est-elle préférable ? En d'autres termes, faut-il un Sénat ? [...] Messieurs, j'y insiste. Il dépend aujourd'hui du Sénat de pacifier la France ou de troubler le monde. La France est aujourd'hui désarmée en face de toute la coalition du passé. Le Sénat est son bouclier. [...] Sénateurs, prouvez que vous êtes nécessaires. Le Sénat, en votant la dissolution, compromet la tranquillité publique et prouve qu'il est dangereux. Le Sénat, en rejetant la dissolution, rassure la patrie et prouve qu'il est nécessaire. [...] Non, le passé ne prévaudra pas. Eût-il la force, nous avons la justice, et la justice est plus forte que la force. Nous sommes la philosophie et la liberté."


VIVE LE LATIN !

Après la publication, par les éditions des Belles Lettres, d'un ouvrage prenant la défense du GREC ancien (Andrea Marcolongo, La langue géniale ou neuf bonnes raisons d'aimer le grec ancien), ce sont les éditions de Fallois qui viennent de publier la traduction d'un ouvrage qui se veut, lui, une défense et illustration du LATIN : il s'agit de Vive le latin, histoires et beauté d'une langue inutile, par un autre universitaire italien, Nicola Gardini.

L'auteur, né en 1965 en Italie à Petacciato, enseignant aujourd'hui la littérature de la Renaissance à l'université d'Oxford, est l'auteur de nombreux ouvrages qui ne sont pas traduits en français.

Conscient du peu de poids de la plupart des écrits publiés à notre époque, inquiet devant la dégradation évidente des mots, devant l'affaiblissement de leur signification, Nicola Gardini montre combien un retour aux œuvres latines de l'Antiquité permet de comprendre ce qu'est une langue qui a conservé toute sa force expressive dans le vocabulaire, dans la syntaxe, dans la musique des sons.

Certes, dit-il, on peut constater aujourd'hui une certaine reprise de l'intérêt pour le latin, pour des raisons différentes : "faire du latin" vous classe, en Italie, dans l'élite conservatrice, aux États-Unis parmi les non-conformistes. Dans le monde du travail, on commence, dit-on, à apprécier l'ouverture d'esprit dont font preuve les latinistes, ce gens qui sont capables de pénétrer ce monde si différent et si secret qu'est l'Antiquité.

Pourtant dire que le latin est utile pour former l'esprit, que sa richesse morphologique fait fonctionner la mémoire, que sa syntaxe stimule les capacités logico-déductives est un argument vrai, mais très insuffisant : l'algèbre peut tout autant développer la mémoire et la logique, stimuler la matière grise. La pratique du latin, elle, a bien d'autres vertus, car, dit Gardini, "le latin appartient au génome de la civilisation humaine".

Et qu'on n'aille pas parler, à propos du latin, de "langue morte" : "Le latin est vivant parce qu'il nous parle, parce qu'il y a des textes d'une étonnante force expressive écrits dans cette langue, d'une influence considérable au cours de nombreux siècles, qui continuent à nous dire des choses importantes sur le sens de la vie et de la société. […] Le latin a formé nos sentiments et la société dans laquelle nous vivons tous. Sans le latin, le monde ne serait pas ce qu'il est." (p. 29-30)

Toutefois Gardini met en garde contre les méthodes par lesquelles l'école continue d'initier au latin. Selon lui, la période d'apprentissage s'appuie trop sur des phrases artificielles, fabriquées par des grammairiens, alors qu'il faudrait, dès le début, prendre appui sur des textes d'auteurs, par exemple sur des poèmes de Catulle.

La partie la plus riche et la plus passionnante de ce Vive le latin est celle qui considère successivement les grands auteurs: Cicéron, Plaute, Térence, Ennius, César, Lucrèce, Catulle, Virgile, Tacite, Ovide, Tite-Live, Sénèque, Pétrone, Apulée, saint Augustin, saint Jérôme, Juvénal, Properce et enfin Horace. Pour chacun, l'auteur propose, en s'appuyant sur des extraits commentés et traduits, une analyse rigoureuse des qualités particulières de son style et de ses moyens d'expression. Par exemple, pour Cicéron (p. 50): "Sa syntaxe veut pénétrer dans tous les recoins, faire la lumière partout, débusquer la source de toute opposition possible et la réduire préventivement au silence à l'aide de périodes claires, ordonnées, complexes sans être compliquées, où tout se tient, où ceci justifie cela et où il ne reste pas de place pour le doute ou le flou."

Au sommet de cette accumulation de richesse, Nicola Gardini place Horace, "le plus français des poètes latins", qui "incarne à la fois la perfection de la forme et la plénitude du sens" (p.243). Et il reprend à son compte, en l'illustrant d'exemples, l'analyse bien connue de Nietzsche : "Dans certaines langues il n'est même pas possible de vouloir ce qui est réalisé dans une ode d'Horace. Cette mosaïque de mots, où chaque mot par son timbre, sa place dans la phrase, l'idée qu'il exprime, fait rayonner sa force à droite, à gauche et sur l'ensemble, ce minimum dans la somme et le nombre des signes et ce maximum que l'on atteint ainsi dans l'énergie des signes — tout cela est romain, et, si l'on veut m'en croire, noble par excellence. Tout le reste de la poésie devient, à côté de cela, quelque chose de populaire, — un simple bavardage de sentiments…" (Nietzsche, "Ce que je dois aux Anciens", dans le Crépuscule des idoles).

Alors Nicola Gardini termine par un éloge des mots "le don le plus grand, ce qui nous est échu de plus splendide", puis, résolument optimiste, par cet encouragement : "Reprenons tout à partir du latin".


NOS CONFÉRENCIERS PUBLIENT...

Paul-Marius MARTIN, une traduction du De Viris Illustribus du IVe siècle

 

Le De viris illustribus Vrbis Romae est un recueil de courtes biographies couvrant l'histoire de Rome depuis sa fondation jusqu'à la fin de la République. Dès le -Ier siècle fut élaborée une liste canonique des grandes figures du passé "national", qui a inspiré, outre le forum d'Auguste, toute une littérature de biographies de viris illustribus, d'Hygin à Suétone, puis à l'empire tardif, où s'est accentuée leur floraison, quand paganisme et christianisme se disputaient autour de la question des valeurs, nouvelles ou traditionnelles.

Les traditions sur les premiers siècles de Rome, qui avaient été le "catéchisme civique" des Romains, la base de leur culture traditionnelle, devinrent alors, chez les païens, un thème à la mode, par la volonté de sauver l'essentiel de l'histoire des origines et de la République, face aux chrétiens qui, parce que ces traditions intégraient étroitement valeurs et croyances païennes, pensaient qu'ils devaient être éradiqués.

Le De Viris Illustribus appartient à cette production, qui fleurit à partir du +IIIe siècle. Nous avons des raisons de penser qu'il a été écrit très probablement à l'extrême fin du IVe siècle. Si son auteur reste anonyme, on a pu en revanche cerner certains traits de sa personnalité : c'est un païen lettré, qui connaît suffisamment le christianisme pour être au courant des traditions les plus moquées par les chrétiens; pour celles-ci, on le voit alors prendre des précautions oratoires.

L'édition proposée, avec un nouvel établissement du texte, une traduction respectueuse de celui-ci et un commentaire aussi exhaustif que possible (paléographique, linguistique, stylistique, et surtout historique), est destinée à mettre en évidence l'intérêt du De Viris Illustribus, injustement méconnu, pour la recherche moderne.

Les Belles-Lettres - 45 €

***

Jean-Christophe BAILLY, des variations sur Mai 68

 

En 2004, à la suite de la publication de Tuiles détachées, qui était un récit autobiographique, Jean-Christophe Bailly avait commencé la rédaction d'un texte personnel sur les événements de mai 68, qu'il n'avait pas achevé alors.

Il le reprend aujourd'hui, en ajoutant des notes, des précisions et une postface.

On ne trouvera pas dans ce texte les réunions syndicales étudiantes, ni les AG dans les amphithéâtres, ni les bagarres, ni les distributions de tracts devant les usines, ni le calendrier précis des événements.

Jean-Christophe Bailly nous propose plutôt un récit personnel presque à demi-rêvé, des images resurgies de sa mémoire, cinquante ans après : le regard d'un jeune étudiant de Nanterre sur ces événements qui ont marqué la France.

 

Seuil, Fiction & Cie - 10 €


HUIT ÉTUDES INÉDITES D'ALAIN MALISSARD

Ces études – éléments d'un ouvrage qu'Alain Malissard avait en chantier avant son décès en 2014 – racontent des scandales de la Rome républicaine et leurs troubles sociaux, politiques ou judiciaires.

Plusieurs contributions, en hommage, prolongent ces études d'A. Malissard dans d'autres périodes, pour faire résonner actualité et passé à propos des liens scandaleux entre politique et justice.

Ont contribué à cet hommage à Alain Malissard : Dominique Briquel, Bruno Clément, Jean-Pierre De Giorgio, Olivier Devillers, Fabrice Galtier, Jean-Yves Guillaumin, Geraldi Leroy, Paul Marius Martin, Françoise Michaud, Émilia Ndiaye, Rémy Poignault et Jean-Pierre Sueur.


Scandales, justice et politique à Rome
Textes inédits d'Alain Malissard
suivis d'hommages en son honneur
sous la direction de Paul Marius Martin et Émilia Ndiaye


Exemplaire broché : 35 € / Exemplaire relié : 74 €

 


TABLE DES MATIÈRES DE L'OUVRAGE

Préface, par Paul Marius MARTIN et Emilia NDIAYE
Bio-bibliographie d'Alain MALISSARD

PREMIÈRE PARTIE : ALAIN MALISSARD, « SCANDALES DANS LA ROME RÉPUBLICAINE »
1. Une République née d'un scandale : le viol de Lucrèce
2. L'affaire Verginia
3. Les profiteurs de guerre : l'affaire Postumius
4. L'affaire Verrès
5. La mafia de Larinum : les affaires Scamander et Cluentius
6. La conjuration de Catilina : « l'affaire Cicéron »
7. L'affaire Clodius : le scandale de la Bona Dea
8. L'assassinat de Clodius : l'affaire Milon

Épilogue : Bruno CLÉMENT : Un anachronisme souriant

DEUXIÈME PARTIE : MÉLANGES EN L'HONNEUR D'ALAIN MALISSARD, « SCANDALES, JUSTICE ET POLITIQUE DANS L'ANTIQUITÉ ET AU-DELÀ »
1. Dominique BRIQUEL : Un enlèvement de Romaines par des Sabins
2. Jean-Pierre DE GIORGIO : Clodius le scandaleux d'après la Correspondance de Cicéron (58 et 57 av. J.-C.)
3. Fabrice GALTIER : César, Rome et le Rubicon dans la Pharsale de Lucain
4. Jean-Yves GUILLAUMIN : Scandale, pouvoir et science : l'arithmologie contre Néron
5. Olivier DEVILLERS : Le personnage de Messaline dans les Annales de Tacite
6. Françoise MICHAUD : Gloire et transgression, le souvenir de la Clélie romaine lors du procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc
7. Geraldi LEROY : Du profane et du sacré : politique et mystique chez Charles Péguy
8. Rémy POIGNAULT : Du scandale au piédestal : la Messaline d'Alfred Jarry

Pratiques contemporaines : Entretien avec Jean-Pierre SUEUR : De l'actualité de la question des scandales, justice et politique.

Bibliographie générale
Index des noms de personnes et dieux antiques
Résumés des contributions


LA LANGUE GÉNIALE, OU NEUF BONNES RAISONS D'AIMER LE GREC ANCIEN
par Andrea Marcolongo
traduction publiée aux éditions des Belles-Lettres

 

Curieux livre, au succès vraiment inattendu à notre époque où les" humanités" peinent à survivre : 200.000 exemplaires vendus en Italie, sa traduction publiée en dix-sept langues, son auteur reçu le 13 février dernier à la Sorbonne…

Andrea Marcolongo est diplômée de l'Università degli Studi de Milan. Elle a beaucoup voyagé et a vécu dans dix villes différentes, dont Paris, Dakar, Sarajevo et Livourne aujourd'hui. Elle a travaillé comme plume auprès de personnalités politiques. Et elle a voulu faire partager son amour du grec ancien…

Elle montre que le grec ancien, qui peut sembler si étrange, ne nous est pas étranger. Elle nous aide à sentir qu'il y a là quelque chose d'essentiel pour nous, quelque chose qu'il faut préserver, le moyen de se confronter à une autre manière de penser.

Avec La langue géniale elle n'a écrit ni un essai traditionnel ni un manuel scolaire, mais presque un roman sur la signification la plus intime de la langue grecque – une syntaxe de l'âme humaine guidée par le fil rouge du grec ancien, comme la critique l'a définie.

En effet, écrit-elle, le grec ancien est une langue libre et humaine. Libre parce que ses bizarreries, du duel à l'ordre des mots en passant par l'optatif, ne sont pas des contraintes grammaticales, mais laissées au libre choix de ceux qui utilisaient le grec de tous les jours pour parler et écrire. Et ainsi c'est une langue humaine, parce qu'elle laisse aux hommes la responsabilité de choisir non seulement quoi dire, mais encore comment le dire — et ainsi, choisissant en parfaite liberté d'expression un mode verbal plutôt qu'un autre, un duel ou un pluriel — ils disent également qui ils sont.

Le grec est avant tout une langue qui sert à exprimer une idée du monde qui n'appartient qu'à lui : "Ce qui rend la Grèce antique si extraordinaire est qu'elle n'a jamais imposé ni fixé de langue commune, qu'elle soit administrative, littéraire ou religieuse. La liberté linguistique et la compréhension réciproque étaient telles qu'il n'existe rien de comparable dans aucune autre langue. Le grec ancien a donc toujours été une langue démocratique dans le sens le plus étymologique possible du terme: l'usage du grec était confié en toute liberté à son peuple et à sa conscience du monde."

 


UN LIVRE SUR ANNIE DE PÈNE, "L'ANNIE D'ENFANCE" DE LA GRANDE COLETTE

Notre vice-présidente Nicole Laval-Turpin – qui nous a donné deux conférences, l'une en 2012, Colette et Anna de Noailles, l'autre en 2016, Regards sur la Grande Guerre, femmes de lettres sur le front intérieur – a publié, aux éditions de l'Harmattan, deux ouvrages en collaboration avec sa collègue Dominique Bréchemier :
Quelques parcours extraordinaires de femmes de l'entre-deux-guerres (2016)
De George Sand à Louise Michel : combats politiques, littéraires et féministes, 1815-1870 (2017)

Dominique Bréchemier, qui, en 2002, avait soutenu à Orléans, sous la direction de Julie Bertrand-Sabiani, une thèse de doctorat sur Annie de Pène, une femme de lettres à la Belle Époque, vient de publier Annie de Pène, une journaliste au cœur de la Grande Guerre.

Annie de Pène (1871-1918) fut libraire, éditrice, directrice de revues, romancière, journaliste et, comme ses concitoyennes, au cœur de la Grande Guerre. Depuis les tranchées, elle a livré ses reportages pour Le Matin et L'Œuvre. Elle a également décrit la vie des femmes à l'arrière en s'interrogeant sur leur évolution à travers ses reportages et ses chroniques. Entre 1908 et 1918, elle a publié: Pantins modernes, Les Belles Prières, L'Evadée, C'étaient deux petites filles, Une femme dans la tranchée, Confidences de femmes, Sœur Véronique.
Et elle était la mère de Germaine Beaumont (souvenez-vous : dans les années autour de 1960, le mardi soir, sur France-Inter, Les Maîtres du Mystère...)


OÙ EN EST L'ENSEIGNEMENT DES LCA ?
(Langues et Cultures de l'Antiquité)


Deux documents récents peuvent être consultés sur internet :

• UNE CIRCULAIRE MINISTÉRIELLE
parue dans le Bulletin officiel de l'Education Nationale n°4 du 25 janvier 2018
intitulée : MISE EN ŒUVRE DE L'ENSEIGNEMENT FACULTATIF DE LANGUES ET CULTURES DE L'ANTIQUITÉ

http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=125517

UN RAPPORT SUR LA VALORISATION DES LANGUES ET CULTURES DE L'ANTIQUITÉ
dû à Pascal Charvet* et David Bauduin
intitulé : LES HUMANITÉS AU CŒUR DE L'ÉCOLE

http://cache.media.education.gouv.fr/file/Racine/49/4/Rapport_les_humanites_au_coeur_de_l_ecole_888494.pdf

Avant-propos, par Pascal Charvet
1- Les Humanités : quelle place pour la France en Europe
2- En France, des effectifs en baisse
3- Forte demande des familles, offre limitée
4- Repenser le recrutement et la formation des professeurs de lettres classiques
5- Pour en finir avec les stéréotypes
6- Quel enseignement des langues et cultures de l'Antiquité
7- Pour le lexique, le théâtre et la Culture humaniste
8- Voyages, projets créatifs et événements festifs
9- Odysseum, la maison numérique des Humanités
Deux exemples pour les professeurs : traitement didactique du mot "Voix" et du mot "Terre"

*Pascal Charvet nous a parlé d'Alexandre le 15 novembre 2016. Parmi les nombreux contributeurs, on trouve les noms d'Arnaud Zuker (qui nous a présenté l'Encyclopédie du Ciel le même 15 novembre), de Florence Dupont (qui nous a parlé du théâtre à Rome le 24 mars 2016), de Patrick Voisin et bien d'autres.


LE FESTIVAL EUROPÉEN LATIN-GREC

Le Festival Européen Latin Grec est une manifestation culturelle et festive dédiée aux langues et cultures de l'Antiquité.

Fondé en 2005 par Elizabeth Antébi, désormais ancré à Lyon, il établit des partenariats dans de nombreux pays et invite au rassemblement  autour de la culture classique et des Humanités.

Le festival se déroule chaque année à la fin du mois de mars et met à l'honneur un texte majeur de la littérature antique.

Se déroulant sur un à quatre jours, il propose des événements  variés soulignant les résonances entre culture classique et monde contemporain : lectures publiques, conférences, spectacles, performances, jeux, concours, visites animées de sites et de musées, reconstitutions historiques, etc. Il aborde de très nombreux domaines  :  archéologie, bande dessinée, beaux-arts, cinéma, création contemporaine, culture populaire, gastronomie, histoire, humour, littérature, mode, musique, mythologie, numérique, patrimoine architectural, philosophie, sport, théâtre, etc.

Il poursuit les objectifs suivants : accentuer la visibilité des langues et cultures gréco-romaines, partager leur richesse avec le plus grand nombre, encourager les jeunes à leur étude, créer des liens entre les différentes cultures du monde d'aujourd'hui.

Après l'Odyssée d'Homère l'an dernier, le thème annoncé pour cette année (du 22 au 25 mars) est Les Métamorphoses d'Ovide.

Consulter :

http://festival-latingrec.eu/


 

Pour nous permettre de parcourir, en moins de 700 pages, tout un panorama de la pensée de l'Antiquité grecque et latine, les éditions Les Belles-Lettres ont publié, en novembre 2017, un choix de traductions de pages philosophiques échelonnées sur une dizaine de siècles, depuis l'Athènes classique jusqu'à l'Empire romain déclinant, précisément depuis Pythagore jusqu'à Boèce. Il s'agit de

BIBLIOTHÈQUE IDÉALE DES PHILOSOPHES ANTIQUES

textes rassemblés et présentés par Jean-Louis Poirier

On y trouvera un condensé des « humanités » sur lesquelles s'est fondée la culture européenne et qui nous surprennent encore par leur actualité et leur pertinence.


Le jeudi 9 novembre le prix Médicis a étédécerné à

YANNICK HAENEL

pour son dernier livre Tiens ferme ta couronne, qui dit les tribulations d'un homme qui ne parvient pas à caser le gros scénario qu'il vient d'écrire sur Hermann Melville, l'auteur de Moby Dick.

On se souvient de l'entretien entre Yannik Haenel et Catherine Malissard
à propos de son livre Je cherche l'Italie en septembre 2015.


Emilia NDIAYE et Franck COLLIN, tous deux membres de notre association, ont participé à l'ouvrage collectif récemment paru :

LOIS DES DIEUX, LOIS DES HOMMES

sous la direction de Patrick Voisin et de Marielle de Béchillon
éd. L'Harmattan, 37,50 €

– E. Ndiaye : Le scelus nefas dans Médée et Phèdre de Sénèque: ordres du roi, vengeances de femmes et lois des dieux.

– F. Collin : L'utopie, réflexion sur les lois les meilleures.